20 septembre 2007
L'anniversaire de mon coloc... avec mon ex
Finie la glande des grandes vacances (et du mois de septembre pour ceux qui comme moi ont oublié de résilier leur abonnement au rythme étudiant !)... On tombe le maillot et on se plonge... dans le boulot ! Avec organisation, attention ! Car comme dirait l'autre : un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème. Fermer les guillemets.
1. On fixe les objectifs de l'année : dégoter le mec parfait
2. On note sur son agenda la dead-line : le mariage de mon ex-super-copine-de-célibat le 1er we de juillet
3. Stratégie marketing oblige, on définit la cible : JH 25-35 beau, fort, drole, cool, brillant et... avec gros compte en banque !
4. On s'auto-bilan-compétencise : colonne qualités pleine à craquer, zéro défaut à signaler !!
5. On réactualise son CV : j'avoue, il a pas beaucoup bougé pendant l'été, pas de nouvelles expériences à ajouter (la loose) ni de stage spécial apprentissage de l'art de la drague à noter dans mon parcours... Mais j'ai bien travaillé mon image (ben ouis, le fameux régime estival !).
6. On développe son réseau : ca tombe à pic, mon coloc il fêtait son anniv samedi dernier. Et qui dit grosse teuf à l'appart dit beaux gosses à portée de draps... euh de bras ! (Inutile de préciser que je ne parle pas aux filles. Logique de productivité-rentabilité oblige, j'ai pas 5 minutes à perdre pour leur faire la convers' !).
Bref, les affaires s'annoncaient florissantes... Quand, erreur de débutante, j'ai eu la vraie bonne idée d'inviter un ancien très proche collaborateur. Enfin mon ex quoi... Et là ce fut le drame ! Reportage.
22h : Rencard avec E (l'Ex) qui arrive en retard... et pas très droit. Moi qui ne l'ai jamais vu bourré depuis 5 ans que je le connais (parce qu'il est trop fort et qu'il tient trop bien l'alcool... pas seulement parce que moi je l'étais trop pour évaluer l'état d'ébriété !), j'ai visé pile poile le soir où il a décidé de picoler...
22h02 : E. bise pas non plus très droit et a la lèvre qui dérape... sur la mienne. Ca y est, il est officiellement complètement imbibé ! Résultats de courses (à Vincennes), il joue les étalons et se prépare à me coller des obstacles dans les pattes !
22h05 : arrivée à l'appart, enfin, chez moi quoi. Même pas le temps de faire un tour de salle pour dire bonsoir ou assurer le repérage pré-chopage, E. m'entraîne cash dans la cuisine (mais non pas dans la chambre, bande d'obsédés des fesses !) pour un petit apparté en privé. (Entre parenthèse, le con, il s'est posté devant la porte du frigo = réserve à bières pour des invités assoifés qu'ont pas arrêté de défiler, qu'on se serait cru sur le périph aux heures inrterdites par Bison Futé).
22h07 : E. il est pas très vieux, mais des fois j'me demande un peu s'il a pas chopé le virus Alzheimer avant l'heure (l'UMP a promis de me payer si j'alertais les blogueurs engagés sur le sujet !). Becoz depuis 4 ans qu'on a cassé (je dis on pour pas le vexer, hein ?), il me passe, repasse et re-repasse le même disque rayé : c'est toi qui as tout fait foirer, t'as jamais voulu t'engager et patati et patata rrrron pichhhhh... (Juste pour vous recadrer : on s'est juste fait une petite période d'essai de quelques mois... sans renouveler le contrat. Enfin, je parle pour les CDI à temps plein because depuis, j'y suis ''retournée'' quelques fois pour des petites missions d'interim.
23h : E. a vidé son sac, son bac, que dis-je, sa cuve de linge salle en public, on peut enfin sortir de la cuisine... Pas sous les applaudissements (minute de silence pour Jacques Martin) mais sous les regards un peu embarrassés de l'assemblée...
23h02 : Je cours me planquer à la salle de bain, enfin j'aurais bien aimé, si elle était pas occupée par un de mes colocs en train de gerber...
23h03 : Bien obligée d'assumer SES responsabilités, je retourne comme une princesse drapée dans sa dignité auprès des invités.
23h04 : Ca fait pas 3 minutes que je suis partie que E. a déjà pris tout le monde à parti. Non pas que je sois formellement opposée aux débats participatifs, mais de là à recréer l'ambiance plateau de Confessions intimes...
23h05 : Retour à la case salle de bain. Sauf que cette fois, la porte est ouverte (mon coloc ayant vidé ses 5 packs de bière dans la cuvette).
23h15 : J'ose une sortie publique... en espérant une amnésie générale, rapport au fort taux d'alcoolémie dans la salle... Les collègues de mon coloc viennent aux nouvelles et me demandent si c'est vraiment mon ex... ou mon mec... Les gens ont décidément 1 carte mémoire trop importante... (ou pas assez d'alcool dans le sang) !
23h20 : Toujours aussi torché (c'est peut-être lui qui aurait du aller se vider !), E. raconte à tous ses nouveaux amis (= les plus polis qu'osent pas partir) que je ne veux pas de lui, que je suis une méchante fi-fille, alors que lui il est tellement gentil...
23h21 : Je décide d'aller prendre l'air... à la cave (mais non, notre appart n'est pas un club échangiste, on a juste une cave spéciale party) (pas de jambes en l'air hein ?). E. trouve le moyen de hurler ''ouais, c'est ca, va draguer''...
23h25 : J'vais me gêner que je pense tout bas pour qu'íl entende pas. P'tet même que je vais rencontrer le Prince charmant sur la piste de danse...
23h26 : En fait, j'ai juste (re)trouvé E. qui s'est empressé de me retrouver... pour une danse toute collée- serrée.
23h27 : E. essaie de m'embrasser. Ca y est, je suis officiellement grillée ! Déjà que je passe pour une garce, me voilà cataloguée fille maquée (ce qui à mon avis est encore pire !). Plus aucun pote de mon coloc ne va oser venir me draguer (même si of course, ils en meurentTOUS d'envie !).
Et maintenant que j'ai grillé mes cartouches pour la soirée voire toute l'année voire l'éternité, qu'est-ce que je fais ? Je repars en mission intérim... ou bien ?

